Grève et manifestations le 7 mars à l'appel de l'intersyndicale !
Lettre
ouverte
à Monsieur
Erwan
BALANANT, député de
la 8éme circonscription du FINISTÈRE
Monsieur
le Député,
Vous
siégez à l’Assemblée Nationale dans le groupe MODEM, qui
s’apprête à soutenir au Parlement, au cours d’un examen
précipité et sans véritable possibilité de débat, la
contre-réforme des retraites décidée par un gouvernement
dogmatique et hostile à toute concertation. Cette réforme prévoit,
essentiellement, l’allongement de la durée de cotisation à 43
annuités ainsi que le recul de l’âge de départ à 64 ans.
Cette
réforme est-elle nécessaire ? Non !
Le
Conseil d’Orientation des Retraites déclare qu’il «
n’y a pas de trajectoire incontrôlée des dépenses des retraites
».
En
revanche, il y a eu organisation du rabougrissement des sources du
financement .
De
nombreuses propositions ont été faites pour améliorer le système
et son financement : suppressions des nombreuses exonérations qui ne
profitent qu’aux grandes entreprises, hausse
des salaires, hausse
des cotisations sur
les hauts revenus...
Plus
largement, L’État peut retrouver les moyens de financer les
besoins sociaux en renonçant à sous-imposer et sous-taxer les très
hauts revenus et ceux du capital. Que ce gouvernement, qui a votre
soutien, ne demande que 12,8 % d’impôt sur le
revenu sur le Milliard € de dividendes que perçoit
monsieur X... est indécent.
Alors
qu’à partir de 28 000€ de revenu annuel, les revenus du travail
sont imposés à 30 % .
La
réforme des retraites est-elle juste ? Non !
Les
salariés qui exercent les métiers les plus pénibles atteindront
juste l’âge de l’espérance de vie en bonne santé et ce,
d’autant que le gouvernement de M. Macron a supprimé la prise en
compte des facteurs de pénibilité.
Les
femmes, déjà pénalisées en raison de salaires inférieurs et de
carrières discontinues, ont déjà des retraites de 40% inférieures
à celles des hommes ; ce sera pire encore. C’est un recul social
inadmissible assorti d’un véritable déni de démocratie !
L’opinion publique, majoritairement hostile à cette réforme, l’a
bien compris et en particulier les salariés actifs qui la rejettent
à 90%.
En
vous adressant cette lettre ouverte, M. BALANANT, les citoyens
de votre circonscription vous disent que vous serez amené à rendre
des comptes.
Monsieur
le Député, ne votez pas cette loi scélérate !
Nous déposerons cette lettre ouverte dès le premier millier de signature.