mardi 2 juillet 2024

Affiche et communiqué de presse

 


À Concarneau, le 01 juillet 2024

Les résultats des élections législatives dans la huitième circonscription du Finistère m’obligent à retirer ma candidature. Le Rassemblement national confirme son implantation électorale. La situation est plus que préoccupante.

Je tiens à remercier toutes les électrices et les électeurs qui m‘ont accordé leurs suffrages et je regrette évidemment que le Nouveau Front Populaire n’ait pu faire l’objet d’une plus grande adhésion sur notre territoire. Je crois fermement que l’application de notre programme de réparation sociale, de conquêtes écologiques et de renouvellement démocratique est le moyen de contrer la progression du RN dans les urnes.

En dépit des accords nationaux, la huitième circonscription du Finistère est la seule en Bretagne à ne pas avoir fait l’objet d’une candidature unique. La candidature dissidente de Sébastien Miossec, soutenu par la section locale du Parti Socialiste, a porté un rude coup aux espoirs placés dans l’union. Elle a de fait disqualifié la gauche du second tour. Ce n’est plus possible et il faudra en tirer les leçons. Pour le dire clairement, à l’avenir, la division à gauche doit cesser. Nous le devons à toutes celles et ceux qui se battent pour leurs droits, pour sortir de la précarité, pour protéger notre patrimoine naturel. Pour cela, un changement de méthode s’impose : le dialogue entre les partis et la délibération collective avec les associations, les syndicats, les citoyennes et les citoyens.

Je tiens à remercier toutes celles et ceux qui se sont engagé.e.s dans cette campagne. Votre enthousiasme, votre joie, votre empathie m’ont touché. Je suis fier d’avoir mené cette campagne en si belle compagnie. Nous devons désormais œuvrer pour que les espoirs suscités par le Nouveau Front Populaire ne s’éteignent pas. D’autres échéances nous attendent. Un autre avenir est possible et à portée de main pour peu que nous restions uni.e.s.

Depuis hier soir et l’annonce des résultats, j’ai pris le temps de m’entretenir avec l’ensemble des partenaires politiques, syndicaux et citoyens qui se sont réunis dans le Nouveau Front Populaire. Battre l’extrême droite est la priorité. Les souvenirs du passé, nos leçons d’histoire nous alertent. Un gouvernement dirigé par le Rassemblement National serait synonyme de régression sociale, environnementale et démocratique. Il serait synonyme de souffrances. Que chacun prenne conscience de sa responsabilité : voter pour le Rassemblement National ou favoriser son accès au pouvoir, c’est mettre en danger nos institutions et des personnes que vous ne connaissez pas mais qui sentiront dans leur chair votre abandon.

Le Nouveau Front Populaire appelle à faire barrage par tous les moyens à l’extrême droite. L’’ensemble des partis partenaires de l’accord ont établi un principe clair : Le candidat arrivé en troisième position doit retirer sa candidature. Par conséquent, je m’oppose à tout calcul électoral. Le principe de précaution s’impose. Il faut faire preuve de responsabilité. Un seul candidat doit rassembler les voix du camp républicain au second tour. Jouer le jeu d’une triangulaire, c’est jouer avec le feu. L’heure n’est pas à prendre des risques mais à éviter le pire.

Thomas Le Bon



vendredi 24 mai 2024

Réunion publique le Jeudi 30 mai à 19h à Scäer

 La France Insoumise de la 8ème circonscription du Finistère organise une réunion publique autour de son programme pour les élections européennes du 9 juin 2024.

Venez nombreux !

Le jeudi 30 mai 2024 à 19h, espace Louis Pasteur à Scaër.

En présence des candidats du Finistère, Marie Mesmeur et Pierre-Yves Cadalen.

Toutes les informations, notre programme...



jeudi 4 avril 2024

Nous ne voulons pas d'un monde associatif qui se tienne sage !

 

Nous ne voulons pas d'un monde associatif qui se tienne sage !

Depuis quelques années, les attaques subies par le monde associatif se multiplient : disparition des emplois aidés, financement par actions, multiplication des appels à projet. Dans une lettre publique, un large ensemble d'associations bretonnes élèvent leurs voix contre le « Contrat d'Engagement Républicain » et sa logique arbitraire : des associations voient leurs subventions s'annuler. « Nous réclamons des actes forts des élu·es pour conforter le monde associatif dans sa diversité et ses choix. »

Le texte complet de la lettre

dimanche 31 mars 2024

La nouvelle LOA : un boulevard pour les fermes-usines et les mégas-bassines

Communiqué de RAFU que vous soutenons :

Pour éviter qu'une loi mette à bas toutes les avancées écologiques obtenues par des décennies de progrès scientifiques, de luttes et concertations.

Pour éviter que les mégas-bassines et les fermes-usines obtiennent une suprématie absolue sur l'ensemble du monde agricole, nous vous invitons à un rassemblement :


Ce mercredi 3 Avril à 12h30

devant l'Assemblée Nationale à Paris

💥Demandons une Sécurité Sociale de l'alimentation et un moratoire sur les fermes-usines !💥


  Pour rappel, la Loi d'Orientation Agricole est l'instrument législatif visant à organiser l'agriculture en France et la politique agricole française. La dernière date de Janvier 2006.

  La prochaine LOA sera présentée en conseil des ministres mercredi et nous n'avons pris connaissance de son contenu que grâce à un article de Mediapart qui date de jeudi 28 mars.

  Le gouvernement illustre une nouvelle fois l'ampleur de ses mensonges. C'est au départ un texte qui était censé permettre aux jeunes agricultrices & agriculteurs d'être mieux accompagné.es et suivi.es lors de leurs installations. Finalement le projet de LOA offre un arsenal de facilités aux agro-industriels pour construire davantage de mégas-bassines, de fermes-usines et un modèle agricole toujours plus industriel.


  Dans l'article 1er, on peut lire « l’agriculture, la pêche, l’aquaculture et l’alimentation sont d’intérêt général majeur ». Ce qui ne serait pas un problème si cela ne faisait pas passer le droit à produire devant le droit à un environnement sain, le droit au partage de l'eau, le droit à la qualité de l'air et de l'eau et le droit au respect des accords climatiques de Paris, etc. 

  L’article 15, introduit une présomption d’urgence pour la construction de stockages d’eau et de bâtiments d’élevage, ce qui réduit le délai du juge des référés pour statuer à un mois. Cela signifie que les juges devront prendre des décisions rapides sans réelle prise de connaissance des dossiers. Par ailleurs, cette réduction du délai d'instruction remet en cause l'accès à la justice de la société civile : attaquer correctement au tribunal des projets destructeurs prend en général autour de 3 mois.


  À coté de LOA, le gouvernement veut aussi par voie de décret relever les seuils des bâtiments d’élevage soumis à autorisation environnementale.

  Par exemple, pour les élevages de poulets, le seuil actuel, qui est fixé à 40 000 poulets va doubler jusqu’à 85 000 poulets. Après ce décret, sous ce seuil, nul besoin d’enquête publique ou d'évaluation environnementale, ni d'autorisation administrative. L'accès de la population à l'information environnementale ainsi que sa capacité à participer au devenir de son lieu de vie sont confisqués. C'est ici une facilité adressée non pas aux exploitants, aux agriculteurs, mais bel et bien aux agro-industriels et à leurs filières qui sont les vraies commanditaires des créations et extensions d'élevages.


  Enfin, ce projet de loi élude des questions centrales telles que celles de l'accès aux terres ou de l'aide et de l'accompagnement des projets agroécologiques.

  Salomé Le Bourligu, chargée de projet à l’association SOL témoigne : « [...] Dès que nous proposions des solutions et des orientations pour résoudre les problèmes, on nous arrêtait. [...] On nous parle maintenant de simplification. Mais c’est de restructuration que le secteur a besoin. »

  C'est pourquoi nous nous opposons à ce projet de LOA.

  Nous espérons déplacer le cham​​​​​​​p des débats à l'assemblée nationale et mettre en exergue que plus que jamais, la FNSEA et la société civile (y compris les agriculteurs) ont des intérêts divergents ; et que ce sont bel et bien les intérêts de l'agro-business qui sont défendus ici par le gouvernement.

  Nous vous donnons rendez-vous ce Mercredi 03 Avril devant l'assemblée nationale, pour exiger la fin de la cogestion de la politique agricole par la FNSEA et l'agro-industrie et pour demander haut et fort l'instauration de la Sécurité Sociale de L'alimentation.